Galerie > Série L'ArtÉmoi
Dans cette partie se trouvent quelques reproductions d'anciens tableaux qui ont été publiées dans un recueil appelé L’ArtÉmoi où il m’avait semblé intéressant de raconter « une histoire » pour certains de mes tableaux.
L’abstrait s’exprime quand il est décodé à celui qui le regarde. L’art abstrait est un message pudique. Cette démarche d'écriture est donc une deuxième prise de risque et une deuxième mise à nue que de faire parler ce que les couteaux, pinceaux et autres ont sur la toile tracé.
J’ai pris la liberté, que les puristes me pardonnent, de rédiger mes histoires avec quelques rimes qui n’ont aucunement la prétention de se faire poème, tout au plus de flatter l’oreille.


L'œil de Caïn - 40 x 65 cm - Acrylique au couteau sur toile
J’aurais pu être rieur
Vous m’eussiez trouvé moqueur
Alors je me suis habillé de noir.
Oh Non !
Ne passez pas sans me voir
Moi qui vous regarde
Car vous m’attristeriez.
D’ailleurs voyez,
Je sens que vous passez
Et j’ai envie de pleurer.
Car vous allez rater
La suite de mon histoire !
Si vous continuez
Vous allez voyager
Dans des univers variés et colorés
Et peut-être aimer
Ce que vous regardez
Et déjà je vous vois espérer
Ne pas vous être trompé
Et vous féliciter
D’avoir regardé,
D’avoir découvert
Des mondes imaginaires
Entre ciel, terre et mer.
Car faire plaisir à l’œil
N’est-ce pas faire plaisir à l’Âme ?

Auteur : L’œil

Evasion - 80 x 80 cm - Acrylique au couteau sur toile
Fenêtre sur un ailleurs
Passer de l’autre côté
Et vagabonder
Dans la lavande
Ou dans le blé
Dans le champ de coquelicots
Sur les sommets enneigés
Mais s’échapper.
Marcher nu-pieds
Lever le nez
Vers un ciel bleuté
Vers une voûte étoilée
A la nuit tombée
Respirer les odeurs
Humer les fleurs
Respirer le vent
Caresser les champs
Vivre avec la nature
De façon légère,
Presque en apesanteur
Voilà une idée du bonheur.

Défilé - 60 x 20 cm - Acrylique au couteau sur toile 
Hommage à la Femme
Toutes élégantes
Toutes différentes
Et si ressemblantes
Elles se sont parées
Pour un défilé.
Certaines de chapeau coiffées
D’autres de capes portées.
Plus ou moins élancées,
Faire un numéro de charme
Sous les projecteurs,
Sous des regards approbateurs
De leur style séducteur
En espérant la clameur
De la foule conquise
Par ce défilé
Au caractère raffiné.
Place à la féminité
Oh femme
Oh grand dam
De ce monde qui va mal
Apporte ta beauté
Et fais-nous rêver.

Maturité - 41 x 33 cm - Acrylique au couteau sur toile
Une ligne d’horizon
Plusieurs générations
Ligne ondulatoire
Du cycle de la vie
Continuité ou recommencement  
Tous tournés vers le futur
De préférence enchanteur
Pas de regard vers le passé
Peut-être un sur le côté
Bien sûr, vous le voyez
C’est l’avant-dernier
Vers le cadet tourné
Et ainsi s’assurer
Que pour lui aujourd’hui
Tout va bien
Car tendue est sa main
C’est encore un gamin !
Il croit à demain
Et quand la vie d’onduler
Aura continué
Quand lui aussi d’accompagner
La suite de la lignée
Quand vous serez tombés
De l’autre côté
Il aura grandi, forci, compris
Il aura puisé
Dans la moelle familiale
L’essence-ciel.
Soyez sereins
Il ira bien !

 
Tokyo - 89 x 116 cm - Acrylique au couteau sur toile
Que dire d’une Mégapole
Qu’y font les hommes
Tantôt sur son vélo
Tantôt dans le métro
Il court, il court
Le Japonais
Et le sentiment de donner
Ne jamais s’arrêter
Mais où va-t-il puiser
Cette énergie décuplée ?
Quand vous les voyez
Tout au long de la journée
Ils sont concentrés
Sur leur activité
Le sport pratiquer
Un mental renforcé
Une envie de gagner
Heureux de travailler
Culture d’une société
Depuis des années
Il a appris à lutter
Sans jamais rechigner
Le pays se développer
La société s’améliorer !
Un pays raffiné
À aller visiter.

 
Fukushima - 20 x 20 cm - Acrylique au couteau sur toile
Après la fraîcheur
L’interpelante noirceur
Ambiance infernale
D’un monde et ses dédales.              
Tu as grondé
Tu as tremblé
Tu t’es révoltée
Depuis tant d’années
Nous te traitons mal
Ta beauté est en cavale
Et ce curé de prier
Ce brasier de brûler
N’ont rien empêché
La terre a bougé
L’homme est destructeur
Rien ne lui fait peur
Capable des pires horreurs
Et pourtant son cœur
Renferme tant de bonté
Dont il est prisonnier
Dont il est empêtré
Simplement ouvrir les vannes
Oh combien il a du mal !
Vous qui lisez
Laissez aller,
Laissez parler votre cœur
Protégez la splendeur
Du monde qui nous porte
Faites en sorte
Que pour vos héritiers
Cette terre soit encore
Le bras nourricier.

 
Vallée ensolleilée - 50 x 50 cm - Acrylique au couteau et pastel gras sur toile
Ce jaune doré
La terre craquelée
Trop desséchée
Un peu roussie
Et même noircie
Mais que de lumière
Sur cette terre
Par le soleil réchauffée
Par lui encore éclairée
Invitation à se promener
Par ces belles journées
Oui c’est l’été !
Il faut en profiter
car l’automne de revenir
Les jours de raccourcir
Les beaux jours de partir
Aller marcher
Faire du VTT
La colline dévaler
Le visage et le nez
Vers le soleil tourné
De la vie profiter
Par ce bel été
C’est la Liberté !

 
Naissance des rythmes - 80 x 54 cm - Acrylique au couteau sur toile 
Sur chaque naissance
Se pose un regard
Bienveillant
Pour tout arrivant
Mais si vous cherchez
Vous allez trouver
Deux yeux posés
Avec l’un de cligner
Sur cette arrivée
Dans ce monde coloré
Par sa diversité
Et ainsi cohabiter,
Au quotidien se côtoyer
Arriver à communiquer
Arriver à échanger
Arriver à se respecter
Avec nos différences
Esprit de tolérance
Malgré nos appartenances
A des cultures variées
Mais tant de ressemblances !
Deux bras, deux pieds,
Un cœur de palpiter
Pour s’accepter
Et réussir à s’aimer !

 
Laisser aller ! - 60 x 120 cm - Acrylique au couteau sur toile 
Ainsi il faut en parler
Il faut l’écrire
Et l’expliquer
Car le dessiner
N’allait pas suffire
«Lâcher prise»
Ne pas tout maîtriser
Laisser un peu la vie faire
Parfois Bien elle fait la vie !
Faire confiance au destin
Et quand c’est moins bien
Reprendre la main
De nouveau guider
Jusqu’à ce qu’enfin
De nouveaux lendemains
Redeviennent sereins
Plus enchanteurs
Avec leur lot de bonne humeur
Avec leurs instants de bonheur
Car la vie est ainsi !
Laissez-vous aller
Ne pas toujours lutter
Laissez-vous porter
Et de vous prenez soin.


 
Île-lusion - 50 x 150 cm - Acrylique au couteau et pastel gras sur toile
Que voir ?
Inventons une histoire
Et essayons de la croire,
Ainsi trouver une échappatoire
A notre quotidien
Qui, mine de rien
Reconnaissons le bien
N’est pas des plus tranquilles !
Mer Égée
Méditerranée
Océan indien
Quelques atolls autour d’une île
Pas plus, pas moins
Ça fait du bien.
Douce Île-lusion
Ainsi vivre une passion.
Le voyage a commencé
Où êtes-vous allés
Dans quel coin du monde
Votre esprit vagabonde ?
Vous le connaissez
Ou vous en rêvez
Tendez la main
Pointez du doigt
A un endroit
Dans l’eau profonde,
Sentez les bonnes ondes
Qui viennent vous inviter
A plonger et voyager.

Acidulé - 100 x 50 cm - Acrylique au couteau sur toile
La ville endormie
Dans ces tours empilées
Ils se sont couchés
D’une journée fatigués.
Besoin de se reposer
Car le pain de gagner
Objectifs sont donnés
Tous les jours de stresser.
La famille à nourrir
Les traites à payer
Et tellement crevés
Qu’ils font que s’engueuler !
Le mois d’Août d’arriver
Telles ces quelques fleurs
Un semblant de bonheur
S’échapper de la torpeur.
Parfois juste changer
Et aller habiter
Dans un lieu enchanté
Durant quelques journées.
Voilà le fabuleux destin
De tout un chacun.
Car trois semaines passées
Il faut déjà rentrer
Et ainsi retrouver
La cité endormie !
Les fleurs ont fané
Et attendre une année
Pour recommencer
Et retrouver ces petits bonheurs.

Terre de saveurs - 100 x 80 cm - Acrylique blanche
avec cannelle et paprika au couteau sur toile
L'art éphémère désigne une œuvre dont la disparition ou la destruction est prévue et anticipée par son créateur. Cette pratique ne forme pas un mouvement officiel, mais représente une composante temporelle où l'accent est mis sur l'instant présent, le processus de création et l'expérience plutôt que sur la conservation matérielle.

Ce tableau entre un peu dans cette catégorie car il a été réalisé début décembre en vue des fêtes de Noël en Alsace avec uniquement de la peinture acrylique blanche à laquelle ont été mélangés de la cannelle et un peu de paprika pour apporter de la couleur et une fragrance qui a embaumé les lieux jusqu'à fin janvier.

La fragrance s'est ensuite bien sûr estompée, mais la couleur a très bien tenu. On sent mainteant encore la cannelle quand on a le nez dessus et c'est une vraie madeleine de Proust bien qu'on n'utilise pas de cannelle pour faire des madeleines.

 
🙂Ah, comme j'aimerais pouvoir preindre avec des odeurs, des parfums et autres fragrances !

 
L’homme qui marche - 30 x 30 cm - Acrylique sur toile avec feuille d’or
Ce tableau est transitionnel.

Cet «homme qui marche» a clos ma série L’ArtÉmoi et m’a conduit vers ma nouvelle série Obsidienne qui constitue mon travail actuel de recherche.

J’aime bien la feuille d’or. C’est fragile et délicat, à manipuler avec précaution avec pinceau, brucelles et la bonne fée «électricité statique» bien trop souvent revêche à mon goût.

Je l’utilisais de temps en temps mais pas sur du noir.

Il n’est pas impossible que que j’y revienne ici ou là dans la série Obsidienne.